La Baraque à Free

Créée en octobre 2016 à l’initiative de Sarah Brault, Marion Josserand et Mathilde Lavignac, Baraque à Free rassemble de jeunes improvisateur·trice·s toulousain·ne·s en une belle et rafraîchissante avalanche musicale. Née d’un souffle d’improvisation, bercée dans le jazz et la noise, leur musique est une succession d’événements passant de rencontres subtiles à des joutes orchestrales qui explorent des modes de direction sur mesure. Ça souffle, ça gratte, ça crie, ça vit, tout simplement.

La démarche du collectif vise à expérimenter la contrainte dans l’improvisation, ce qui conduit les musicien·ne·s à travailler sur des notations alternatives adaptées aux diverses pensées compositionnelles (partitions graphiques, verbales, gestes etc.). Les compositions sont régies par la recherche du consensus, elles sont donc construites collectivement dans le but de nourrir une énergie commune au service d’un son d’ensemble.

À travers notre fonctionnement artistique et humain, nous souhaitons poser les jalons d’une musique plus libre, émancipée autant qu’émancipatrice. Nous ne souhaitons pas nous démarquer, mais au contraire, nous imprégner de chaque style, chaque texte, chaque objet et chaque bruit auxquels nous sommes sensibles, prendre d’un genre, d’une pratique et d’une autre à notre bon vouloir. En ce sens, nous revendiquons une esthétique hybride et originale en perpétuelle évolution.

Baraque à Free

 

« Le groupe qui, le jour même, souffle sa première bougie (son premier concert fut douze mois en amont) réunit les jeunes pousses toulousaines. Cette baraque plaît. Quinze musicien[·ne·]s, des garçons, des filles, au milieu d’instruments souvent doublés. Deux guitares, deux sax, deux synthés, deux basses produisent une masse sonore quand le besoin s’en fait sentir. Et ce besoin est là. Plutôt que de présenter un travail de fin d’études appliqué et sans invention, cette bande investit des territoires bruyants qu’elle triture. Tour à tour, chef ou cheffe, le leader/la leadeuse est un adepte du soundpainting et crée la matière dans le moment. Les paires d’yeux des partenaires sont tout ouïe et la succession de tableaux fortement contrastés fonctionne. »

Citizen Jazz, février 2018

 

 

improvisateur·trice·s

  • Sarah Brault : voix
  • Antoine Ferris : basse et contrebasse
  • Marion Josserand : violon
  • Valentin Lafon : guitare
  • Cédric Laval : guitare
  • Mathilde Lavignac : clavier et piano
  • Julien Massol : sax alto et baryton
  • Florian Muller : basse
  • Sylvain Rey : clavier, mélodica et piano
  • Simon Riou : sax
  • Ludovic Schmidt : trompette
  • Arnaud Sontag : batterie

 

 

Published on  May 9th, 2021